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La belle histoire de Corentine Dumaine

Par 

Corentine Dumaine

Le 

Sep 10, 2026

Corentine Dumaine est autrice et correctrice-rédactrice. En mars 2026, elle a publié son quatrième roman, Nos griffures, repéré sur Édith & Nous, aux éditions Deborée.

L’écriture de fiction est apparue dans ma vie assez subitement, en fait presque le lendemain de la naissance de mon premier enfant. Le parallèle est assez vite fait, d’autant que le sujet de la maternité est omniprésent dans mes histoires. C’est donc après un premier récit que l’évidence m’est apparue : moi qui en avais pourtant toujours douté, j’étais capable d’aller au bout d’une histoire sortie tout droit de mon imagination !

Nous voici dix ans après, et Nos griffures est officiellement mon quatrième roman (mais en off, il est mon sixième). Il est né de deux idées obsédantes : un fauve déambulant dans une forêt, bien loin de son milieu naturel, et une famille recluse, coupée du monde, dysfonctionnelle, comme, malheureusement, les faits divers nous en délivrent régulièrement de tristes exemples. Autour gravitent des thèmes qui me sont chers, les violences intrafamiliales, l’enfance, la maternité au sens large, les liens fraternels, la survie. C’est un récit sombre, parfois cruel, où la rage de vivre de mes personnages les mènera jusqu’aux confins de leur humanité.

J’étais soulagée de ne pas avoir à effectuer cette démarche [soumission de manuscrits aux éditeurs] moi-même, car j’en connaissais les rouages et les difficultés. En cela, Édith & Nous m’a été d’une aide précieuse.

Il m’a fallu deux années d’écriture pour parvenir à la version finale ; une période mêlée d’incertitudes, de remises en question, d’essoufflement et d’euphorie. Le texte initial était deux fois plus long. C’est avec ce roman que j’ai compris qu’il fallait peut-être tout écrire, tout dire, pour aboutir à l’essence même de ce que je voulais raconter. Cela peut paraître décourageant pour qui s’essaye à l’écriture, mais je crois que c’est loin d’être inutile ! Je me souviens d’avoir passé mes vacances d’août en famille à me lever à cinq heures du matin pour avancer. C’était, en fait, une douce parenthèse, où je n’écrivais plus seulement pour moi, mais dans l’optique sérieuse que mon livre se retrouve un jour sur les étagères des librairies.

Ce parcours était passionnant et inédit, car j’ai été, cette fois-ci, soutenue par de formidables éditrices, sans lesquelles Nos griffures ne serait pas le roman qu’il est aujourd’hui.

Mais avant cela, il faut revenir un peu en arrière, lorsque j’ai découvert il y a plusieurs années la plateforme Édith & Nous, sur laquelle j’ai déposé un premier manuscrit, repéré et porté par une certaine Lorène, malheureusement sans que cela aboutisse. Cette première expérience, et surtout les encouragements de Lorène, qui a suivi de près mon parcours et la quête d’un éditeur, m’ont donné l’élan de continuer. Plus motivée que jamais, j’ai ensuite proposé Nos griffures (le titre n’a jamais changé), très vite lu par Stéphanie Vincendeau qui, séduite, l’a soumis à plusieurs éditeurs. J’étais soulagée de ne pas avoir à effectuer cette démarche moi-même, car j’en connaissais les rouages et les difficultés. En cela, Édith & Nous m’a été d’une aide précieuse.

Après un passage par l’autoédition, [...] je me suis rendu compte à quel point rien ne peut remplacer les professionnels du métier.

C’est finalement avec la maison Deborée que j’ai signé un contrat d’édition quelques mois plus tard. Entre-temps, plusieurs éditeurs m’ont lue, et les divers retours constructifs m’ont permis de proposer une nouvelle version raccourcie. Mais je n’imaginais alors pas que ce n’était que le début de mon travail de réécriture. Cela n’a pas été un long fleuve tranquille, et j’ai parfois failli abandonner, car il m’a fallu rogner un nombre considérable de pages, le drame pour un auteur !

Je peux aujourd’hui dire que c’était la meilleure décision que j’ai prise, car je suis fière du livre que mes lecteurs ont entre les mains. Anne-Gaëlle et Alexandra, des éditions Deborée, m’ont tout de suite donné confiance. En fait, à ce moment-là, elles croyaient, je pense, plus que moi à ma propre histoire, dans laquelle il m’est arrivé d’être perdue.

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Découverts sur Édith & Nous, les livres de ces auteurs ont été publiés par nos maisons d’édition partenaires.

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Après un passage par l’autoédition, et la solitude que cela implique, j’ai alors découvert le monde de l’édition traditionnelle, et je me suis rendu compte à quel point rien ne peut remplacer les professionnels du métier. Leur regard, leur connaissance du livre, leur expérience sont précieux, et je me sens chanceuse d’avoir pu en bénéficier, car les places sont rares.

Parler directement aux lecteurs de ce qui m’anime le plus, c’est un très grand privilège. Je mesure la chance que j’ai que mes écrits soient lisibles du plus grand nombre.

Ainsi, Nos griffures a vu le jour en mars 2026. J’ai vécu une sortie merveilleuse, avec de très beaux retours, des lecteurs conquis, parfois émus, voire retournés. J’ai aussi rencontré des libraires fabuleux, qui n’ont pas cherché à savoir si j’étais connue, si j’avais précédemment été publiée, mais qui ont d’abord été séduits par la sublime couverture et les mots de la quatrième, puis par mon histoire. J’ai été interviewée pour la radio, et d’autres beaux rendez-vous se profilent pour l’automne !

Nos griffures de Corentine Dumaine

Cerise sur le gâteau, j’ai appris que mon roman faisait partie de la sélection du Prix Cabourg 2026, dont le résultat est attendu en septembre. Je serai également présente à quelques salons, notamment la prestigieuse Fête du livre de Saint-Étienne.

Je ne vais pas vous cacher que chaque rencontre est un moment de stress, en grande timide que je suis, mais j’en ressors plus confiante, et je commence même à y prendre goût ! Parler directement aux lecteurs de ce qui m’anime le plus, c’est un très grand privilège. Je mesure la chance que j’ai que mes écrits soient lisibles du plus grand nombre. Oui, car je suis persuadée que le travail et la régularité ne font pas tout, il y a une petite part de chance dans le destin des écrivains…

Pour la suite, rien n’est encore acté. Mon éditrice est en pleine lecture d’un roman écrit l’année dernière, et je m’apprête à reprendre la plume pour une nouvelle histoire, mais je n’en dirai pas plus pour l’instant…

Présentez votre manuscrit aux plus grandes maisons d'édition ! Simplement et en toute sécurité.

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