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La belle histoire de Thierry Brunello

Par 

Thierry Brunello

Le 

Aug 06, 2026

Thierry Brunello est écrivain. En janvier 2026, son premier roman, L’Adieu à Venise, découvert sur Édith & Nous, a été publié aux éditions de La Martinière.

L’écriture de L’Adieu à Venise a été un travail de longue haleine. Il m’a fallu sept ans, avec quelques pauses, pour y mettre le point final. C’est une fiction qui rend hommage à mon grand-père, résistant en Italie contre Mussolini. À ses souvenirs s’imbriquent ceux de mon père, de ma mère, puis de ma propre vie. Soyons clairs, ce n’est pas un roman autobiographique, mais une fiction qui s’appuie sur du vécu. Comme toute bonne fiction, finalement. C’est l’histoire d’un jeune homme qui va devoir fuir sa ville natale, partir en exil avant d’y revenir trente ans plus tard, et d'affronter les fantômes de son passé.

Et puis c’est Venise, un personnage à part entière, organique, sombre et inquiétante, en proie à la montée du fascisme, loin des clichés touristiques.

J’ai voulu donner à cette histoire une dimension romanesque. Étant monteur de films, j’ai pris plaisir à travailler la structure en jouant sur les flashbacks, passant des années 1930 aux années 1960, de l’Italie à Hollywood, pas seulement pour construire un fil narratif ludique, mais pour porter au plus haut la puissance émotionnelle des personnages.

Mais en vérité, ce qui importe le plus, c’est la force du texte, la manière dont vous emportez le lecteur dans votre univers, votre sincérité.

Auparavant, j’avais déjà déposé deux manuscrits sur la plateforme Édith & Nous, sans retours convaincants. Certain de la qualité de mes textes, je pensais que seuls les thèmes n’intéressaient pas, qu’ils n’étaient pas dans l’air du temps. Mais en vérité, ce qui importe le plus, c’est la force du texte, la manière dont vous emportez le lecteur dans votre univers, votre sincérité. Bien sûr, l’originalité a aussi de l’importance. Mais absorbé par son écriture, on n’est plus capable de la juger objectivement.

Pour L’Adieu à Venise, j’ai fait lire mon manuscrit à un passionné de lecture, mais pas un ami trop proche, afin d’avoir une critique objective. Son retour a été une gifle. Un tiers de mon roman passait à la poubelle. De 180 pages, je suis descendu à 120 pages, mais loin de me décourager, je me suis remis à l’ouvrage pour finalement atteindre 240 pages. J’ai su alors que j’étais allé au bout de ma réflexion, de mes personnages, de mon histoire.

J’ai beaucoup appris durant ces phases de réécriture. Il faut rester humble et ouvert aux propositions.

J’ai une nouvelle fois déposé mon manuscrit sur la plateforme Édith & Nous, espérant sans trop y croire que les vingt premières pages puissent intéresser un éditeur. Contre toute attente, les choses sont allées très vite ; Chléa, qui travaillait à l’époque chez Édith & Nous, a lu le manuscrit en entier avant de l’envoyer spécifiquement à une seule maison d’édition : La Martinière. Cet unique envoi a été le bon, puisque deux semaines plus tard, La Martinière me contactait.

Les éditrices, Marie et Joséphine, ont été séduites par mon style, le genre historique, les thèmes développés, l’aspect romanesque. Considérant que mon texte pouvait encore être bonifié, elles m’ont proposé de m’aider à l’améliorer avant d’accéder à la signature d’un contrat. Il s’agissait de corrections globales : raccourcir un passage, en développer un autre, revoir des points de structure… Rien d’obligatoire, mais des suggestions pertinentes, toujours bienveillantes, au service de l’histoire et des personnages.

La personnalité de l’éditeur, son professionnalisme, sa bienveillance, sa passion, jouent bien sûr un rôle important, mais je dois reconnaître que, sans la curiosité et le flair d’Édith & Nous, rien de tout cela ne serait arrivé.

Après la signature du contrat, les corrections ont continué, plus chirurgicales : un adjectif qui sonnait mieux, une virgule par-ci, un point-virgule par-là, un adverbe à enlever, un changement de typo… Moi qui croyais mon texte abouti, j’ai pu voir à quel point il pouvait encore se déployer. J’ai beaucoup appris durant ces phases de réécriture. Il faut rester humble et ouvert aux propositions.

Le roman est sorti en janvier 2026. D’abord, la joie et la fierté de voir son bouquin en librairie, puis les signatures, les promotions, les interviews, les articles de presse, les retours de lecture de libraires ravis, de lecteurs conquis. Bientôt un salon… et qui sait, peut-être un prix ? Ce serait le Graal.

L'Adieu à Venise de Thierry Brunello

J’écris depuis toujours. Au fil des années, j’ai usé des tonnes d’encre, de papier et de timbres pour envoyer aux maisons d’édition des manuscrits jetés sans avoir été lus. Il faut les comprendre, croulant sous les propositions, avec des moyens toujours plus restreints. La personnalité de l’éditeur, son professionnalisme, sa bienveillance, sa passion, jouent bien sûr un rôle important, mais je dois reconnaître que, sans la curiosité et le flair d’Édith & Nous, rien de tout cela ne serait arrivé.

Quant à mon prochain roman, il est en route. Une nouvelle aventure commence.

Présentez votre manuscrit aux plus grandes maisons d'édition ! Simplement et en toute sécurité.

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