Les tropes en romance : la liste complète et comment les écrire
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Si vous vous êtes déjà demandé ce qu’est un trope, si vous écrivez un roman ou si vous êtes simplement curieux·ses d’en apprendre plus sur le monde du livre, cet article est fait pour vous !
Le mot trope est dans toutes les bouches : celles des auteur·rices, des maisons d’édition, des lecteur·rices… Mais à quoi les tropes servent-ils vraiment ? Au-delà de ça, quels sont leurs rôles dans un roman ?
Qu’est-ce qu’un trope ?
Qu’est-ce qu’un trope et pourquoi ça fonctionne
Un trope est un archétype narratif. En d’autres termes, c’est un schéma narratif récurrent qui est utilisé pour cadrer et faire avancer une intrigue. Ils permettent aux auteur·rices de tracer les contours du texte en s’appuyant sur des éléments structurants précis et fiables.
Aujourd’hui, l’usage du terme de trope a majoritairement été démocratisé par le genre de la romance, qui est sur le devant de la scène littéraire depuis plusieurs années maintenant. Dans un article France Info, publié en novembre 2024, on apprend que 6 millions de titres de romance ont été vendus en 2023, ce qui représente un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros.
En revanche, ne vous méprenez pas : les tropes existent dans beaucoup d’autres genres littéraires, et même dans les films et les séries. Ils ne sont peut-être pas autant nommés et catégorisés qu'en littérature, mais ils sont bien présents. Vous lisez un polar dans lequel un ancien policier à la retraite – qui a souvent un petit problème avec l’alcool – un peu ronchon est appelé, car il est le seul à pouvoir résoudre un meurtre ? C’est un trope. Vous regardez un film dans lequel l’antagoniste principal se rend compte de ses erreurs et rallie le camp des gentils à la fin ? C’est aussi un trope. En réalité, presque toutes les œuvres littéraires ou audiovisuelles que nous consommons répondent à certains critères et schémas narratifs précis.
La romance n’est donc pas le seul type de littérature à utiliser le principe des schémas narratifs, même si les auteurs et autrices de littérature de genre (romance, polar, thriller, imaginaire, etc.) sont les plus susceptibles d’en faire l’usage. Les archétypes narratifs ont cet avantage qu’ils permettent au lectorat de savoir, sans vraiment se spoiler, ce à quoi il peut s’attendre en choisissant un livre. Aussi, les tropes renforcent cette idée de communauté de lecteurs et lectrices, qui peuvent échanger sur leurs thèmes préférés, sur ceux qui sont les plus en vogue à un instant T ou encore ceux qui suscitent le plus de débats. Ils sont un excellent moyen pour faire parler d’un livre !
À chaque sous-genre de la romance ses tropes spécifiques
Avant de passer à la liste des tropes les plus courants, il est important de rappeler qu’il ne faut pas confondre les sous-genres de la romance (dark romance, romance sportive, romance universitaire, etc.) avec des tropes. Ce sont bien deux choses distinctes ! De nouveaux sous-genres se créent et se développent constamment, ce qui permet d’assurer une forme de renouvellement du genre et des pratiques. C’est le cas avec la halal romance, qui met en avant des relations amoureuses entre des personnages musulmans.
Chaque sous-genre de la romance a ses archétypes narratifs de prédilections. Par exemple, en romantasy, il est fréquent de retrouver le trope de l’Élu·e (le héros ou l'héroïne, qui, jusque-là, était plutôt « insignifiant·e », se rend compte qu’il·elle est le·a seul·e à pouvoir sauver le monde grâce à des pouvoirs inconnus) ou encore celui du mariage arrangé (deux personnes doivent se marier pour des raisons politiques et finissent par vraiment tomber amoureux·ses et s’unissent pour défier l’ordre établi).
Bien sûr, ce n’est pas parce qu’un trope est particulièrement connu dans un sous-genre particulier qu’il ne peut pas être utilisé ailleurs, mais certains d’entre eux sont difficilement adaptables, notamment les tropes de dark romance, qui sont peu compatibles avec de la romance non dark.
D’autres termes à connaître si vous écrivez de la romance
Si vous écrivez ou lisez de la romance, vous n’êtes pas sans savoir que d’autres termes d’origine anglo-saxonne sont fréquemment employés pour décrire des œuvres et apporter du contexte au lectorat. En voici quelques-uns qui pourront vous aider à naviguer dans ce monde.
- Le mécanisme du third act breakup : l’un des principes phares de la romance est que l’histoire doit bien se terminer (contrairement aux drames). En revanche, ce n’est pas parce que le lectorat sait que les personnages vont finir ensemble qu’il ne faut pas créer des rebondissements pour arriver à ce happy end ! Le third act breakup correspond à un moment bien précis de l’intrigue : les personnages se sont enfin avoué leurs sentiments, la fin du roman approche et tout semble bien se passer, mais une péripétie finale vient bouleverser cette stabilité romantique et créer une rupture entre les personnages.
- Le setting : le setting, c’est le décor dans lequel l’histoire se passe. Par décor, il peut s’agir d’un lieu particulier, mais aussi de l’ambiance qui se dégage du roman. En bref, le setting, c’est tout ce qui englobe vos personnages et qui permet à la romance de prendre racine.
- Les close/open door romance : c’est un terme qui permet aux auteurs et autrices de préciser si des scènes de sexe explicites se trouvent ou non dans le roman. Les close door romance n’en ont pas et les open door romance en ont !
- Les romances HH/FF/HF : ces lettres catégorisent les romances en fonction de l’orientation sexuelle du couple (HH = homme/homme ; FF = femme/femme ; HF = homme/femme).
Liste des 30 tropes les plus utilisés et à quoi ils correspondent
Les … to … (enemies to lovers, friends to lovers, strangers to lovers, rivals to lovers, enemies to friends to lovers)
Enemies to lovers
Dans ce trope, rien de plus simple : deux ennemi·es finissent par tomber amoureux·ses. C’est l’un des tropes les plus répandus et les plus appréciés du public, car il permet de créer une tension très forte entre les deux protagonistes, dès le début du texte. Ce trope est très versatile, puisqu’il peut fonctionner dans tout type d’intrigue. À la fois dans une romance feel good young adult ou encore une fantasy à l’univers très fourni, comme Serpent & Dove de Shelby Mahurin.
Friends to lovers
Par opposition au précédent trope, celui-ci met en scène deux amis ou amies qui finalement se rendent compte qu’ils·elles sont plus que ça depuis le début… Ce trope permet une entrée dans le propos et dans la relation plus douce, puisque les personnages se portent déjà beaucoup d’amour. La tension entre eux·elles n’est donc pas aussi dramatique que dans les enemies to lovers, mais elle réside plutôt en ce que le lectorat aura hâte de découvrir lequel ou laquelle des deux fera le premier pas. C’est précisément ce que fait l’autrice Alice Oseman dans sa saga Heartstopper.

Rivals to lovers
Ici, les deux protagonistes ne sont pas réellement ennemi·es, mais rivaux·ales, et c’est dans cette rivalité que leurs sentiments vont voir le jour. L’intérêt de ce trope ? Il permet de créer des scènes fortes (et parfois comiques) dans lesquelles les personnages se chamaillent, ce qui rajoute de l’électricité dans l’air. Ce trope, vous le connaissez très bien si vous avez suivi le phénomène littéraire Heated Rivalry de Rachel Reid. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les coulisses de la sortie en France de ce succès dans un épisode dédié du podcast On Vous Livre.
Strangers to lovers
Dans ce trope, contrairement à tous les précédents, les personnages ne se connaissent pas ! Il faut donc créer leur alchimie de toute pièce et vous ne pouvez pas vous reposer sur un passé commun entre les deux protagonistes. C’est un challenge supplémentaire, mais qui vous donne des possibilités créatives infinies. Un bon exemple pour illustrer ce trope est le roman The Love Hypothesis de Ali Hazelwood.
Enemies to friends to lovers
Vous pouvez tout à fait vous emparer de cette catégorie de tropes pour en créer des nouveaux ou les mixer les uns avec les autres (dans la limite du compréhensible pour votre lectorat, bien sûr). C’est de cette combine qu’est né le trope enemies to friends to lovers ! Le but n’est pas de complexifier à outrance vos intrigues, mais cela peut être intéressant pour ajouter plus de dimension à votre propos. Découvrez ce trope dans le roman Red, white and royal blue de Casey McQuiston.
L’importance du setting (small town romance, workplace romance, summer romance)
Small town romance
Les small town romances sont les romances cosy par excellence ! Le principe est simple : le ou la protagoniste vit ou déménage dans une petite ville et trouve l’amour parmi les habitant·es. Entre petits commerces de quartiers, fêtes de village et ambiance cocooning, c’est un trope très apprécié du lectorat. C’est pourquoi nous avons lancé chez Édith & Nous notre concours d’écriture dédié aux small town romances, ouvert jusqu’au 30 novembre ! Pour donner un exemple, le roman The Honeycrisp Orchard Inn de Valérie Bowman utilise parfaitement ce trope.
Workplace romance
Comme son nom l’indique, les workplace romance ou office romance se passent sur le lieu de travail des deux personnages principaux, qui se rencontrent au bureau. De ce fait, ils·elles doivent se voir tous lesjours, et la plupart du temps, se cacher du reste de leurs collègues, ce qui rajoute une certaine tension à l’intrigue. Nous vous invitons à découvrir Save the dates de Alicia Garnier.
Summer romance
Quoi de mieux que de lire des romances pendant les vacances d’été ? C’est pourquoi les auteur·rices placent très souvent leurs histoires en pleine saison estivale. Abby Jimenez est d’ailleurs une autrice très connue pour ses summer romances, notamment son titre Just for the Summer.

Les amours interdits… ou à plusieurs (forbidden love, brother’s best friend, love triangle, age gap, marriage of convenience, why choose)
Forbidden love
Le trope de l’amour interdit est sans doute l’un des plus connus et il est utilisé dans des œuvres littéraires ou cinématographiques depuis la nuit des temps (bonjour à Roméo, Juliette et William Shakespeare).
Pour que ce trope fonctionne, il faut que les protagonistes aient une vraie bonne raison de ne pas pouvoir être ensemble, au risque que la tension ne tienne pas dans la durée. C’est le trope utilisé dans l’une des sagas les plus lues et connues de ces dernières années : Twilight de Stephenie Meyer.
Age gap
Le age gap, ou la différence d’âge, est une forme d’amour interdit, puisqu’il met en scène deux personnages qui relationnent alors qu’ils·elles ont une grande différence d’âge. C’est un trope dans lequel il faut naviguer avec prudence pour éviter que la différence d’âge soit traitée de manière problématique, ou alors qu’elle soit complètement occultée, alors que cela reste un enjeu majeur de l’histoire d’amour. Le roman Common Goal de Rachel Reid explore cette thématique.
Brother’s best friend
Les brother’s best friend sont des romans dans lesquelles le ou la protagoniste tombe amoureux·se du ou de la meilleur·e ami·e de son frère… et forcément, la plupart du temps, le frère en question n’est pas ravi de cette attirance partagée. Attention à ne pas tomber dans le cliché du frère surprotecteur, mais profitez-en plutôt pour créer une belle relation entre lui et son frère ou sa sœur ! Morgane Moncomble s’empare de ce trope dans son roman L’As de pique.
Love triangle
Comme son nom l’indique, ce trope a pour objectif de créer un triangle amoureux entre trois personnes. C’est le choix que doit faire le·a protagoniste qui sera le fil conducteur du roman, et le lectorat aura très envie de voir avec qui terminera le personnage principal. Ce trope permet de fédérer sa communauté de lecteurs et lectrices, qui pourront débattre autour du ou de la meilleur·e prétendant·e. C’est ce qu’a fait l’autrice Jenny Han avec sa saga L’été où je suis devenue jolie.
Why choose
À l’inverse du triangle, dans le why choose, il n’y a pas de décision à prendre : pourquoi ne pas tenter une relation plus libre ? C’est un trope moins exploité aujourd’hui, mais qui permet d’explorer de nouvelles manières de relationner. Les éditions Chatterley ont récemment publié un roman qui correspond à ce trope. Il s’agit de Double Pucked de Lauren Blakely.

Marriage of convenience
Le mariage arrangé est, comme dit précédemment, un trope utilisé en grande majorité dans les genres de l’imaginaire. C’est un trope efficace qui permet de justifier le rapprochement entre deux ennemi·es (si vous avez suivi, vous devriez immédiatement penser à l'enemies to lovers), et d’ajouter un enjeu supplémentaire aux intrigues souvent déjà fournies des romantasy. La duologie The Book of Ivy de Amy Engel en est un très bon exemple.
Les personnages d’abord (grumpy x sunshine, second chance romance, he/she falls first, opposites attract, love at first sight)
Grumpy x Sunshine
Il existe également des tropes qui s’appuient sur les personnages en eux·elles-mêmes plutôt que sur des situations ou des lieux. C’est le cas du trope grumpy x sunshine qui met en scène un·e protagoniste très bougon·ne qui se retrouve face à quelqu’un de beaucoup plus joyeux et pétillant. C’est cette différence qui est le premier point d’ancrage du lectorat dans la relation qui s’installe. Dans sa small town romance Le Pumpkin Spice Café, Laurie Gilmore s’appuie sur ce trope.
Opposites Attract
Ce trope est une version un peu plus générale du précédent. Les deux protagonistes sont très différents, et ce sont ces différences (de personnalité, de niveau de vie, etc.) qui sont à la fois le moteur de l’histoire d’amour, mais aussi ce qui freine la relation. Les éditions &h ont même fait de ce trope un recueil de nouvelles il y a quelques années : il s’agit du recueil Les opposés s’attirent, composés de sept nouvelles écrites par différentes autrices.
He/She falls first and harder
Dans ce type d’histoire, l’un des deux protagonistes tombe amoureux·se de l’autre en premier, et c’est cet amour initial qui permet à la relation de commencer. Très populaire auprès des lecteurs et lectrices, c’est ce qu’a fait Louise Langlois dans son roman Silent Fall.
Love at first sight
Ce trope est connu de tous et toutes : il s’agit du coup de foudre. L’amour qui tombe sur les protagonistes sans prévenir. Contrairement aux romances slow burn, les personnages commencent le roman en étant déjà amoureux·ses ou du moins en débutant déjà une relation. Emma Green explore cela dans son roman Corps impatients.
Second chance romance
Parfois, il arrive qu’une relation doive s’arrêter. Pour autant, est-ce que cela veut dire qu’il n’y a plus de sentiments ? C’est ce que les « seconde chance » explorent. À la différence des tropes précédents, ici, les deux protagonistes se connaissent déjà. Et c’est précisément cela qui rajoute du piment au texte et une dimension plus émotionnelle à l’intrigue ! Pour découvrir ce trope, nous vous invitons à lire Happy Place d’Emily Henry, l’une des autrices de romance les plus connues aujourd’hui.

Ils·elles n’ont pas le choix… (forced proximity, only one bed, fake dating, roommates)
Forced proximity
Dans certaines romances, les personnages n’ont pas le choix que d’être ensemble. C’est ce qu’on appelle les tropes de « proximité forcée ». C’est justement cette proximité qui va permettre à la relation d’avancer et aux sentiments de se développer, tout en ajoutant une certaine tension, car les personnages n’ont généralement pas envie d’être ensemble. Justine De Beaussier utilise ce trope dans son roman Christmas Romcoma.
Only one bed
Dans la même veine que le trope précédent, mais un cran plus loin, il y a le only one bed, où non seulement les personnages sont obligé·es de se côtoyer, mais aussi de partager le même lit… Cette combine est très arrangeante pour créer un rapprochement immédiat. Si ce trope vous intrigue, vous pouvez le retrouver dans le roman One Life Stand d’Hannah Bonam-Young.
Fake dating
Le trope du fake dating est sans aucun doute l’un des tropes les plus appréciés et utilisés ! Il place les personnages dans des situations souvent cocasses dans lesquelles ils doivent prétendre et mentir sur leur relation à leur entourage. Clara Héraut en fait un usage plus que maîtrisé dans sa romance de Noël L’Effet boule de neige.

Roomates
Dans la lignée de la proximité forcée, il y a le trope des « colocataires » qui est très prisé. Que ce soit une colocation voulue ou par absence d’autres choix, les deux protagonistes vont devoir apprendre à cohabiter ! Emily Henry s’en empare dans son roman Funny Story.
La famille et la parentalité (single dad/mom, unexpected pregnancy, found family)
Unexpected pregnancy
Certains tropes vont plus loin et investissent la sphère familiale. C’est le cas du trope de la grossesse imprévue, dans lequel les personnages font face à cette nouvelle inattendue et doivent prendre des décisions en conséquence. Vous pouvez retrouver ce trope dans le roman Un secret si bien gardé d’Emma Chapon.
Single dad/mom
Parfois, la backstory des personnages peut aussi inclure un·e ou plusieurs enfant·s issu·es d’une première relation. Toute cette partie de la vie du père ou de la mère sera donc un axe narratif majeur de l’intrigue au moment où il·elle rencontrera une nouvelle personne. Il faudra nécessairement adapter la romance au mode devie du père ou de la mère célibataire. Pour ce trope, nous vous recommandons If it makes you happy de Julie Olivia.
Found Family
Le trope de la found family, ou chosen family, traite le sujet de la famille un peu différemment. Il s’agit d’intrigues dans lesquelles un personnage se trouve une « famille » au sens large du terme. Cela peut être en rencontrant un nouveau groupe d’ami·es ou en s’intégrant pleinement dans la famille de son ou sa partenaire. L’idée est que les personnages retrouvent un sentiment d’appartenance et des liens forts dont ils·elles auraient pu manquer auparavant. C’est un trope que TJ Klune utilise avec brio dans son roman La Maison au milieu de la mer céruléenne.

Comment faire monter la tension (slow burn, miscommunication, secret identity, long distance relationship)
Slow burn
Le trope du slow burn est sans aucun doute celui qui fera le plus monter la tension dans votre roman (à condition de bien s’en servir). Ici, pas de coup de foudre immédiat, pas de relation qui commence dès le deuxième chapitre, mais bien des personnages qui prennent leur temps avant qu’il se passe quelque chose entre eux ! Si vous souhaitez lire ce trope dans une ambiance de cosy mystery, penchez-vous sur le roman Tenir une auberge magique, guide de survie pour sorcières de Sangu Mandanna.
Miscommunication
Parfois les auteur·rices aiment malmener leur lectorat, et le meilleur trope pour le faire est celui de la miscommunication. Le nœud de l’intrigue repose sur un malentendu entre les deux personnages principaux, et le lectorat n’attend qu’une chose : qu’ils·elles communiquent enfin ! Le roman young adult Better than the movies de Lynn Painter repose en partie sur ce schéma narratif.
Secret identity
Le trope de l’identité secrète est plus souvent utilisé dans des romantasy. La vraie identité de l’un des personnages n’est pas connue par l’autre, ce qui entraîne une réelle montée en tension pour le lectorat, puisqu’il sait qu’au moment où la vérité éclatera au grand jour, plus rien ne sera comme avant… L’Héritier insoumis, tome 3 de la saga du Pont des tempêtes, de Danielle L. Jensen, vous donnera un très bon exemple de ce trope !

Long distance relationship
Quoi de mieux pour créer de l’attente entre deux personnagesque de les faire être dans une relation à distance ? C’est un trope efficace pour tenir le lectorat en haleine, mais qui est difficile à mettre en place, puisqu’il faut réussir à créer une alchimie, même si les personnages ne sont pas physiquement ensemble ! Say You’ll Remember Me d’Abby Jimenez utilise ce trope.
Bien utiliser les tropes et les pièges à éviter
Choisir ses tropes et se les approprier
Il est probable que vous ayez une idée précise des tropes que vous voulez voir apparaître dans votre roman, avant même d’avoir commencé à l’écrire. Si c’est le cas, utilisez-les pour vous aider dans le travail préparatoire à l’écriture. Si vous avez un trope, vous avez vraisemblablement le début d’un arc narratif, que vous allez pouvoir creuser pour qu’il tienne sur toute la longueur du roman.
Bien sûr, une fois lancé·e dans l’écriture, vous pourrez totalement ajouter d’autres tropes ou microtropes à votre manuscrit, rien n’est figé !
L’important est de vous approprier le ou les tropes choisi·s pour votre texte. Les lecteurs et lectrices aiment retrouver des tropes dans les romances, car ils créent une attente pendant la lecture. Mais ce que le lectorat aime encore plus est d’être surpris ! Si vous arrivez à jouer avec ces tropes et à faire qu’ils soient propres à votre texte, alors vous aurez réussi à vous en emparer pleinement.
Trope ne veut pas dire cliché
Il y a deux principaux écueils dans lesquels les auteurs ou autrices de romance peuvent tomber en utilisant des tropes.
Le premier risque est de confondre archétype (= un modèle qui sert de référence, mais qui est modulable à l’envi) et stéréotype (= une image préconçue, qui dresse un portrait plutôt péjoratif et simplifié d’une personne ou d’une situation). En utilisant des tropes, il ne faut donc pas tomber dans des clichés qui viendraient alourdir votre narration et décrédibiliser votre intrigue.
Le second piège est de donner une impression de « liste » à force d'accumuler les tropes. Les lecteur·rices veulent retrouver des tropes dans les relations, mais ils·elles n’ont pas envie qu’ils soient utilisés de façon superficielle, juste pour rentrer dans les normes. Mieux vaut en travailler efficacement seulement trois ou quatre, plutôt que d'en utiliser vingt, qui ne pourront pas être tous pertinents dans un seul roman.



