J’écris depuis toujours. Plus précisément depuis mes 12 ans. Et plus particulièrement des scénarios. C’est comme si, toute la créativité qu’enfant, j’avais mise au service de mes poupées, je l’avais transposée sur le papier d’une machine à écrire. J’ai toujours aimé ça. Un besoin vital. Je crois même que, à un moment donné, l’écriture a sauvé ma vie. Elle m’a aussi permis de découvrir une partie de ma personnalité dont je n’avais pas vraiment conscience : ma sensibilité.
Pour moi, tout commence toujours par un flash. Celui d’une scène ou d’un personnage. Un bout d’histoire qui ne demande qu’à être étoffé. Je n’ai jamais vraiment analysé la façon dont toute la mécanique s’opérait dans mon cerveau pour que l’histoire ait un début, un milieu et une fin avec des personnages construits, un univers... Après tout, est-ce qu’on demande à un enfant comment il fait pour inventer ses histoires et les mettre en scène avec ses jouets ? Ça vient naturellement. C’est comme si je tirais le fil d’une pelote de laine pour que l’histoire naisse. Bien entendu, tout est loin d’être parfait au premier jet. Il faut corriger, savoir faire des choix en abandonnant certaines parties, modifier l’ordre des scènes, gérer les informations données… Il y a la version 1, 2, 3, etc.
Je ne savais pas encore réellement ce que valait mon livre, même si je l’avais fait lire à quelques proches qui m’avaient fait de bons retours – mais on sait tous que les proches ne sont pas les plus objectifs !
La genèse de Disparues un 13 décembre commence en 2020. À l’époque, c’est une bible de série de quelques pages. Mais la structure de l’intrigue questionne mes interlocuteurs à qui je la fais lire et finit par me faire douter. Je mets le projet de côté et le reprends quelques années plus tard, parce que je tiens particulièrement à cette histoire, ces personnages, cette structure (comme dans tous mes projets, en réalité !). Il faut que je la développe pour savoir si l’intrigue tient la route sur la longueur ; savoir si j’ai raison de douter. Pourtant, j’hésite beaucoup avant de me lancer. C’est sous la forme d’un livre que je décide de raconter cette histoire, pour qu’elle ait plus de chance de voir le jour, mais l’écriture d’un livre est très différente de celle d’un scénario et, qui plus est, je n’ai aucun contact dans le monde de l’édition. Je me lance quand même en ayant déjà en tête toute ma structure, du début à la fin, et mes personnages. Mais comme j’adore laisser cours à mon imagination, même quand tout semble écrit, je modifie légèrement la structure, au fil de l’écriture, développe un peu plus mes personnages et accentue la tension là où je sens qu’il est nécessaire de le faire. J’ai adoré écrire et réécrire pendant un an et demi ce premier roman, qui s’appelait à l’époque Portées disparues.
Une fois le texte terminé, je me suis naturellement posé la question : maintenant qu’il est fini et que j’en suis satisfaite, qu’est-ce que j’en fais ? Je connaissais déjà l’état du marché de l’édition : beaucoup d’appelés pour peu d’élus. Je crois bien qu’au début, je n’ai rien tenté auprès des maisons d’édition. Même pas un envoi. J’entends parler d’Édith & Nous sur un forum d’auteurs. Les avis sont plutôt mitigés. Je garde l’idée dans un coin de ma tête, puis je pense rapidement à l’autoédition, même si, là encore, je ne m’y connais pas du tout. Et puis, finalement, après avoir tergiversé pendant quelques mois, je me laisse tenter par Édith & Nous. Je voulais me faire ma propre opinion. Qu’avais-je à perdre ? Je tente le coup et si rien ne se passe, je me renseignerai plus sérieusement sur l’autoédition. Je ne savais pas encore réellement ce que valait mon livre, même si je l’avais fait lire à quelques proches qui m’avaient fait de bons retours – mais on sait tous que les proches ne sont pas les plus objectifs ! Je dépose donc mon manuscrit en juin, et prends un rendez-vous téléphonique avec une éditrice pour confirmer que je suis sur la bonne voie. Tout est allé très vite ensuite. En juillet, je constate qu’une éditrice a mis mon texte dans sa pile à lire. Fin août, elle me contacte pour me dire qu’elle veut éditer mon livre ; en septembre, je signe le contrat, dans la foulée, on fait quelques corrections, et en novembre de la même année, mon premier roman sort ! C’était il y a un an, tout pile. Cette première publication – car j’espère qu’il y en aura d’autres, je suis optimiste – m’a permis de gagner en confiance et en crédibilité.

Disparues un 13 décembre, édité dans le label « Belles Feuilles », est ainsi disponible dans les boutiques France Loisirs et en ligne, sur leur site. Je vous avoue que, parfois, j’ai encore du mal à y croire. Je ne désespère pas de le voir adapté en série. J’y travaille très sérieusement. La boucle serait bouclée !
Depuis, j’ai fait ma première séance de dédicaces et les retours sur le livre sont plutôt bons ; j’ai rejoint le collectif d’auteurs Plumes de Rêves (dont le recueil de nouvelles sortira l’année prochaine et dont les droits seront entièrement reversés à l’association Rêves, réalisant les rêves des enfants malades). J’écris actuellement mon deuxième roman que j’espère finir très bientôt, en espérant qu’il connaisse la même success story que le premier ! Là encore, c’est un projet de série qui n’a pas vu le jour, mais je n’en dirai pas plus… J’espère pouvoir vous en reparler très bientôt !
La belle histoire de Nathalie Dantsoff
Par
Le



